Ménopausée à 39 ans : mon histoire, mes symptômes et ce que personne ne m’avait expliqué

Femme découvrant sa ménopause précoce à 39 ans. Témoignage personnel sur les symptômes, la prise de poids, le sommeil, les hormones et les solutions naturelles pour mieux vivre la ménopause.

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Si quelqu’un m’avait dit un jour qu’à 39 ans je serais en ménopause précoce, je lui aurais probablement répondu qu’il se trompait de personne.

À cette époque, je venais de faire une phlébite. Mon médecin m’a demandé d’arrêter immédiatement la pilule contraceptive. J’ai également arrêté de fumer.

Je devais faire poser un stérilet, mais pour cela il fallait attendre le retour de mes règles.

Sauf que…

Les semaines passent.

Puis les mois.

Et toujours rien.

Au début, je ne me pose pas trop de questions. Après tout, mon corps venait de subir plusieurs changements importants.

Mais au bout de six mois sans règles, je prends rendez-vous chez mon gynécologue.

Sa première question me surprend :

— « Vous êtes enceinte ? »

Ma première pensée ?

J’espère que non !

J’avais déjà trois enfants, une vie de famille bien remplie, un travail d’infirmière avec des horaires parfois compliqués… Bref, un bébé numéro 4 n’était clairement pas dans les projets.

Bien sûr, nous l’aurions accueilli avec amour si cela avait été le cas.

Mais honnêtement, ce n’était pas ce que j’espérais entendre.

À ce moment-là, personne ne parle de ménopause.

Personne.

Pas même moi.

Pour moi, la ménopause concernait les femmes plus âgées.

Mon gynécologue prescrit alors un bilan sanguin.

Quelques jours plus tard, je retourne à son cabinet.

Et là, la phrase qui change tout :

— « Vous êtes ménopausée. »

Pardon ?

Comment ça, ménopausée ?

À 39 ans ?

Je suis restée sans voix.

Je me souviens encore de ma surprise.

Mon gynécologue m’explique alors qu’il est impossible de savoir précisément depuis quand, puisque j’étais sous pilule depuis plusieurs années.

Il faut maintenant attendre douze mois complets sans règles pour confirmer officiellement la ménopause.

Une année entière à attendre.

Une année à surveiller le moindre signe.

Une année à se demander si les règles vont revenir.

Et une année de préservatifs alors qu’on pensait avoir définitivement tourné cette page depuis longtemps !

Le meilleur et le pire de la ménopause

Soyons honnêtes.

Quand les règles disparaissent, il y a quand même quelques avantages.

Plus de douleurs abdominales.

Plus de calculs de cycle.

Plus de serviettes oubliées dans le sac.

Plus de vacances organisées en fonction des règles.

Je dois même avouer qu’à certains moments je trouvais ça plutôt génial.

Certaines de mes amies me disaient même qu’elles m’enviaient.

Mais elles ne voyaient pas forcément l’autre face de la médaille.

Car pendant ce temps-là sont arrivés les fameux symptômes :

  • les bouffées de chaleur en pleine nuit ;
  • les réveils à 3 heures du matin ;
  • les troubles du sommeil ;
  • les sautes d’humeur ;
  • l’irritabilité ;
  • la fatigue permanente.

Disons simplement que je n’étais pas toujours la personne la plus agréable à vivre.

Mon mari pourrait probablement témoigner.

Mais par sécurité, nous allons éviter de lui demander son avis !

Ce que personne ne m’avait expliqué

Avec le recul, ce qui a été le plus difficile n’était pas forcément les symptômes.

C’était le manque d’informations.

Personne ne m’avait expliqué l’impact des hormones sur :

  • le sommeil ;
  • le poids ;
  • l’énergie ;
  • le stress ;
  • les douleurs articulaires ;
  • la digestion ;
  • le moral.

Personne ne m’avait prévenue que la graisse pouvait progressivement s’installer autour du ventre.

Personne ne m’avait expliqué que la baisse des œstrogènes pouvait favoriser la perte musculaire.

Personne ne m’avait dit que mon corps allait avoir de nouveaux besoins.

Je me suis donc retrouvée à faire comme beaucoup de femmes :

chercher des réponses seule.

Comment j’ai repris les choses en main

Mon côté infirmière a rapidement repris le dessus.

J’ai commencé à lire.

À me former.

À comprendre.

Et surtout à expérimenter.

J’ai découvert que l’alimentation équilibrée pouvait réellement aider à mieux vivre la ménopause.

J’ai compris que le sommeil, le stress, l’activité physique et le microbiote jouaient un rôle beaucoup plus important que je ne l’imaginais.

J’ai appris que les besoins en protéines augmentent avec l’âge afin de préserver la masse musculaire.

J’ai compris que quelques séances de renforcement musculaire à la maison pouvaient faire une différence incroyable sur l’énergie, les douleurs et la silhouette.

Et j’ai découvert qu’il n’était pas nécessaire de suivre un régime drastique pour retrouver un meilleur équilibre.

Ce qui se passe réellement pendant la ménopause

La ménopause correspond à l’arrêt définitif du fonctionnement des ovaires.

Elle est confirmée après douze mois consécutifs sans règles.

La diminution des œstrogènes peut entraîner plusieurs changements :

Prise de poids abdominale

La répartition des graisses évolue et favorise souvent le stockage au niveau du ventre.

Perte de masse musculaire

À partir de 40 ans, la masse musculaire diminue progressivement. Préserver ses muscles devient essentiel pour maintenir son métabolisme.

Troubles du sommeil

Les variations hormonales peuvent favoriser les réveils nocturnes et la fatigue.

Stress et fatigue

Le stress chronique peut amplifier les symptômes déjà présents.

Santé du microbiote

Les hormones influencent également le microbiote intestinal, qui joue un rôle important dans la digestion, l’immunité et l’équilibre général.

Mon avis Happyflore

Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais aimé qu’une personne me dise :

« Ce que tu vis est normal. Tu n’es pas seule. Et il existe des solutions pour mieux traverser cette période. »

C’est précisément pour cette raison que j’ai créé Happyflore.

Je souhaite partager les informations que j’aurais aimé recevoir à 39 ans.

Informer.

Expliquer.

Dédramatiser.

Donner des pistes simples et naturelles.

Parce qu’aujourd’hui encore, la préménopause, la ménopause et la post-ménopause restent des sujets trop souvent tabous.

Et pourtant, des millions de femmes traversent cette période chaque année.

J’espère que mon expérience pourra aider d’autres femmes à mieux comprendre leur corps et à vivre cette étape avec plus de sérénité.

Parce que comprendre ce qui nous arrive est souvent la première étape pour aller mieux.

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